13/01/2010
HIPPOLYTE AUGUSTE MARINONI 1823-1904, LE FONDATEUR DE LA PRESSE MODERNE, UN LIVRE ÉCRIT PAR ERIC LE RAY, UN AVANT PROPOS DE PIERRE ALBERT ET UNE PRÉFACE DE FRÉDÉRIC BARBIER , ÉDITÉ CHEZ L'HARMATTAN EN OCTOBRE 2009

Le fondateur de la presse moderne
Entrepreneur, innovateur, constructeur de machines à imprimer,
patron de presse et homme d’influence


ue à six margeurs. En novembre 1872 Marinoni livrera ainsi toujours au journal La Liberté la première « machine cylindrique à papier continu » de France pour la presse quotidienne. Marinoni en installe dans le même temps cinq pour le Petit Journal. A partir de 1882 Marinoni prendra la tête du Petit Journal. En 1885 il transfert la direction de la Société Marinoni à Jules Michaud (1840-1921) son gendre qui construira pour la première fois au monde une rotative à plusieurs couleurs pour le supplément illustré du Petit Journal en 1890. Marinoni, en fait, ne va plus s’occuper que de son pôle presse avec son autre gendre Marie-Désiré Cassigneul (1835-1906). Suivant de près la politique à la fois rédactionnelle, industrielle et financière de ses journaux, ce « Napoléon de la presse », comme l’ont surnommé les journalistes américains en 1890, va peser de tout son poids pour faire du Petit Journal
un média à la fois de masse et de progrès en s’efforçant d’intéresser le plus grand nombre aux questions d’intérêt général, aux enjeux de la Revanche et aux valeurs de la IIIe République. Il va ainsi influencer et marquer jusqu’à nos jours le monde de l’information et de la presse occidentale et sera l’un des fondateurs de la presse moderne. Marinoni décède en janvier 1904. Malgré ces difficultés, après l’affaire Dreyfus, l’organe phare du groupe de presse de Marinoni lui survivra 40 ans, pour ne disparaître qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, après être passé par les mains du colonel de La Rocque. La Société Marinoni, de son côté, sera absorbée totalement par la société Harris, pour être rebaptisée en 1982 Harris-Marinoni SA A son tour cette société sera absorbée par le groupe allemand Heidelberg Druckmaschinen AG. À la faveur de cet achat, Heidelberg Harris SA accède à partir de 1991 au rang de premier constructeur mondial de machines à imprimer. Il devient Heidelberg Web Press, à partir de 1995, puis Heidelberg Web Systems, depuis 1999. Cette société est to
ujours installée sur le site historique de Montataire et à été racheté à nouveau par Goss international. Les archives de cette société (anciennement Marinoni-Voirin en 1920) constituées à l'initiative d'Éric Le Ray, ont été transférées le 9 juillet 2003 au musée de l’imprimerie de Lyon.



Eric Le Ray Ph.D, Ancien imprimeur, journaliste, devenu psychosociologue de l’innovation et de la communication de masse & historien de l’évolution de l’imprimerie de la presse du livre et des médias, de l'imprimé au papier électronique. Maîtrise en communication de l'UQÀM. DEA en histoire des techniques (Paris IV Sorbonne), Doctorat à la IV section histoire et civilisation du livre à l'Ecole Pratique des Hautes Études (EPHE/Sorbonne). Premier postdoctorat à la Chaire de recherche du Canada en histoire du livre et de l'édition de l'Université de Sherbrooke. Deuxième post-doctorat à la Chaire de recherche industrielle Quebecor sur l’impression et la communication graphique du nouveau Centre intégré de pâtes et papiers à l'Université du Québec à Trois-Rivières.Troisième post-doctorat à la nouvelle licence professionnelle en cyberjournalisme et médias numériques de l'Université de Metz (2009-2011).

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04/06/2008
LIVRE: COMMENT LE WEB CHANGE LE MONDE, L'ALCHIMIE DES MULTITUDES, EDITIONS DE L'ATELIER, JUIN 2008
Bit by bit… le futur des médias - Transnets - Blog LeMonde.fr.pdf
ARTICLE DE FRANCIS PISANI AVEC COMMENTAIRE DE BRUNO RIVES

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09/05/2008
Biographie "Péladeau, une histoire de vengeance d'argent et de journaux" aux éditions Québec Amérique écrit par Julien Brault

Aujourd'hui notre invité est Julien Brault, collaborateur à la revue Commerce, il occupe aujourd'hui le poste de rédacteur en chef du magazine Livre d'ici tout en tenant une chronique mensuelle dans l'hebdomadaire Ici Montréal. Il est l'auteur d'une biographie sur "péladeau, une histoire de vengeance d'argent et de journaux" aux éditions Québec Amérique.


Julien Brault, rédacteur en chef
julien.brault@livredici.com

Son interview sera diffusée en deux parties sur les ondes de Radio Shalom Montréal 1650 AM au Canada et sur son site Internet www.radio-shalom.ca le dimanche 4 mai 2008 à 14 h 00 et le mercredi 7 mai à 20 h en différée pour la première partie dans l'émission "Arrêts sur médias" et le dimanche 11 mai et le mercredi 14 mai pour la seconde partie.L'émission sera téléchargeable sur le site Internet dans les archives de l'émission. À bientot sur les ondes. Pour nous écrire et nous donner des commentaires ou des suggestions pour un thème d'émission courriel: arretssurmedias@radio-shalom.ca Éric Le Ray Ph.D.

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12/04/2008
LIVRE: LA PRESSE QUOTIDIENNE NATIONALE. FIN DE PARTIE OU RENOUVEAU ? PAR PATRICK EVENO
La presse quotidienne nationale,
Fin de partie ou renouveau ?
Patrick Eveno
Crise de la presse, crise de l’information, crise du journalisme, les
diagnostics se succèdent face à la recomposition du paysage médiatique. La
presse quotidienne nationale : menacée par les gratuits et Internet, est
particulièrement touchée par cette mutation. Dans tous les pays du monde, la
restructuration est en marche, mais la crise de la presse quotidienne
française est plus grave qu’ailleurs, parce que ses racines sont plus
anciennes. Les quotidiens nationaux dépérissent ou sont vendus à des
financiers parce que depuis des lustres ils s’occupent plus d’influence
politique que de leurs clients, les lecteurs. Cet ouvrage invite lecteurs,
patrons de presse et journalistes à comprendre comment nous sommes arrivés à
cette situation et comment il est possible d’inverser la tendance.
Patrick Eveno, agrégé et docteur en histoire, est maître de conférences à
l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Historien spécialiste de la presse
et des médias, il enseigne également à l’École supérieure de journalisme de
Lille et à l’Institut pratique de journalisme. Membre du comité de rédaction
de la revue Médias, il a notamment publié L’Argent de la presse des années
1820 à nos jours (Éditions du CTHS, 2003) et Histoire du journal Le Monde,
1944-2004 (Albin Michel, 2004).
Éditeur : Vuibert
ISBN : 978-2-7117-1479-7
21 euros, 224 pages
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28/02/2008
L'ÉCONOMIE DE LA GRATUITÉ, SELON CHRIS ANDERSON
SOURCES : INFOPRESSE L'économie du gratuit.pdf
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27/02/2008
ARTICLE DANS L'EXPRESS: LE LIVRE NUMÉRIQUE POUR LES NULS
08:20 Publié dans Bibliographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/02/2008
LIVRE: L'ORDINATEUR NEURONAL
NONFICTION.FR
Le portail des livres et des idées
Article de Philippe Ravanas 16-02-08
En 1983, Jean-Pierre Changeux publie L'homme Neuronal. Il ancre alors l’esprit dans la matière – au grand dam de tous ceux qui défendent une vision plus romantique de l’humanité et qui refusent d'admettre l'enracinement de la psyché dans le cerveau biologique.
Le psychisme, écrit Changeux, a une anatomie et une biologie. La pensée est le fruit de l’interaction entre neurones, où l'influx nerveux emprunte un chemin qui serait idéalement objectivable. Les différentes structures élémentaires du cerveau peuvent être analysées comme serait démontée une machine. Cependant, il ne peut pas être comparé à un ordinateur tant son organisation intime ainsi que ses modalités de fonctionnement sont complexes. En outre, il est capable de s'adapter à son environnement en s'auto-organisant et de s'autoprogrammant . Même s’il détruit bien des illusions sur la nature humaine, Changeux assoit la supériorité de l’esprit sur la machine en affirmant qu’un ordinateur, tout puissant qu’il soit, ne remplacerait jamais notre intuition.
Le "Super Broyeur"
Ceci n’était qu’affaire de temps : vingt-cinq ans après la publication du livre, le surgissement de l’intelligence artificielle est en passe de reléguer le cerveau humain au rang de vestige analogique.
Avec Super Cruncher, Ian Ayre livre l’assaut final. Un assaut d’autant plus pernicieux qu’il n’est ni l’intention de l’auteur ni l’objet du livre. Ayres, Professeur d’économétrie et de droit à l’université de Yale (Etats-Unis), s’intéressent plus en effet à l’évolution des technologies de l’information qu’à la nature de la relation entre l’esprit et la matière.
Dans ce livre surprenant, Ayre décrit l’extraordinaire précision des outils informatiques de prévision. Le titre, qui se traduit littéralement par "Super Broyeur", fait référence à l’énorme puissance de calcul d’un ordinateur. Le livre s’ouvre sur une série d’anecdotes illustrant un point commun : de même que l’ordinateur Deep Blue d’IBM arriva à battre le grand maitre Garry Kasparov grâce à une énorme base de données contenant les mouvements de 700.000 parties d’échec, l’analyse informatique se révèle souvent plus fine que celle des experts. Avec son immense capacité d’enregistrement et de synthèse de l’expérience collective, la machine bat l’intuition humaine.
Ayre prend état de la révolution informatique (en particulier la combinaison de l’Internet, de bases de données et d’outils de calcul) qui depuis une dizaine d’année dote l’ordinateur de trois pouvoirs extraordinaires :
1. le pouvoir de mémoire: Les sociétés de pointes peuvent maintenant accumuler des informations sur des millions d’individus – non seulement des données sociodémographiques (noms, adresses, âges, genres, situations familiales…) mais également de précieuses informations sur leurs habitudes de consommation.
2. Le pouvoir de recherche : L’accès à ces bases de données est extrêmement rapide et on peut en extraire instantanément toutes sortes d’informations.
3. Le pouvoir de comparaison : On peut effectuer de multiples tris croisés qui permettent de comparer et grouper ces millions d’individus selon n’importe quels critères.
Ces pouvoirs croissent exponentiellement. Ayre fait allusion - curieusement sans la nommer - à la fameuse loi de Moore (édictée en 1965 par Gordon Moore, co-fondateur d’Intel), qui prédisait que la capacité de stockage des nouvelles puces informatiques allait doubler tous les dix-huit mois. Cette prédiction n’a pas été démentie depuis plus de quarante ans. En la projetant sur la décennie à venir, on peut estimer que cette capacité sera multipliée par cent - de quoi stocker toute information imaginable. D’autre part, l’Internet permet de mettre à jour cette information de façon plus rapide et moins couteuse.
Ayre s’emploi ensuite a démontrer que l’application de méthodes statistiques et de probabilité à ces bases de données constitue un outil d’aide à la décision extrêmement précis et précieux. L’auteur fait l’apogée des calculs de régression, qui synthétisent en équation la relation entre des groupes de données apparemment dissociées et qui permet de projeter cette relation dans le futur. Par exemple, un calcul de régression peut permettre de prédire précisément la qualité et la valeur d’un millésime de Bordeaux dès la récolte en fonction de l’ensoleillement, de la pluviométrie et des températures des mois précédents.
Ces calculs de régressions ne sont pas nouveaux : ils ont été formalisés au 19eme siècle. Mais leur application à d’énormes bases de données multiplie leur puissance de prévision. En effet, selon la loi des grands nombres, plus on augmente la taille d’un échantillon, plus les caractéristiques statistiques de cet échantillon se rapprochent des celles de la population entière.
L’analyse de notre comportement passé couplé à celle d’une multitude d’individus qui nous ressemblent permet de prédire nos décisions futures de manière assez précise. Amazon.com peut ainsi prévoir nos goûts à venir et nous proposer les livres que nous sommes susceptibles d’acheter. De même, un docteur peut prédire nos futures maladies en fonction de nos antécédents familiaux, un proviseur l’évolution académique de nos enfants, le gouvernement notre réaction à telle ou telle mesure d’incitation et un cinéaste quelle trame dramatique suscitera l’intérêt du plus grand nombre.
Ayre nous plonge ensuite en pleine science fiction : grâce au progrès de la programmation neuronale, qui permet à un ordinateur de fonctionner comme un cerveau et de corriger lui-même ses erreurs en fonction des nouvelles informations qu’il reçoit, la machine va bientôt s’affranchir complètement de l’homme.
Enfin, l’auteur fait allusion à la nature intrusive de ces outils d’aide à la décision, et des problèmes de respect de la vie privée qu’ils risquent d’engendrer. Mais son point de vue est essentiellement positif : cette évolution technologique nous permettra de baser nos décisions sur une analyse objective et systématique de toute information disponible.
L'inhumain
Pourtant, le ton enjoué du livre ne peut masquer la sourde inquiétude que provoque sa lecture. Si, comme Changeux l’affirmait, notre cerveau fonctionne à peut près comme un circuit imprimé, n’est-il pas en train d’être dépassé par l’autonomie des machines qu’il invente ? Le remplacement de l’expertise et de l’intuition par des calculs informatiques va t-elle dévaloriser l’expérience professionnelle dans les métiers qui font appel au jugement, et nous réduire tous au rang de preneurs d’ordre ?
"La technologie va changer la perception qu'on a de l'être humain" affirme Ollivier Dyens, Professeur de l'université Concordia (Montréal), dans une récente interview du Monde. "Elle nous force désormais à redéfinir notre place dans la hiérarchie planétaire, à nous situer non plus au sommet de la pyramide, mais dans une dynamique prenant en compte les machines comme une part intégrante de l'espèce humaine."
Au fond, le livre d’Ayre fascine moins par l’information qu’il livre que par les questions que sa lecture soulève – sans y répondre. Il rend tristement prémonitoire le faire-part Orwellien que Pink Floyd nous lançait déjà en 1975:
19:45 Publié dans Bibliographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/02/2008
LE CYBERSEXE STIMULE LE DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE
Source Vnunet.com
LE CYBLe cybersexe stimule le développement technologique
Selon un expert universitaire, la culture du cybersexe favorise le développement des technologies innovantes.
Selon le Dr Barber, le fétichisme et les déviations sexuelles font évoluer la manière dont les personnes utilisent les nouvelles technologies et peuvent influencer l'invention de nouvelles technologies. "Les gens s’inspirent de leurs propres penchants sexuels, ce qui conduit à des utilisations innovantes de la technologie", explique-t-elle."Rien ne me choque à présent, mais je m’étonne souvent des comportements ingénieux qu’adoptent certaines personnes pour atteindre l’épanouissement sexuel."
Le Dr Barber, qui organise des conférences sur les études multimédias, les cybercultures et la théorie sociale à la Portsmouth's School of Creative Arts and Media, définit le cybersexe comme un "contact sexuel par l’intermédiaire d’un ordinateur" ou "une liaison par l’intermédiaire de la technologie".
Cette définition englobe aussi bien le sexe par téléphone via un dispositif connecté à un ordinateur personnel que tout autre moyen disponible sur le cyberespace susceptible de donner du plaisir sexuel. "La technologie informatique affecte tant d'aspects de notre vie que c’est sans surprise qu’elle s’infiltre et influence notre vie sexuelle", ajoute le Dr Barber."Dans la société occidentale contemporaine, le sexe est synonyme de plaisir et de divertissement ; les ordinateurs y jouent donc un rôle de plus en plus important".
La recherche menée par le Dr Barber l’a conduite sur des sites tels que Second Life, où elle a eu l’occasion de rencontrer des personnes disposées à reproduire les pratiques sexuelles de leur vie réelle dans la vie de leur personnage."Le rôle de la déviation comme facteur d’innovation ne doit pas être négligé car il nous aidera à mieux comprendre la nouvelle intimité, la culture et l'avenir du développement des technologies de l'information et de communication", conclut-elle.
Traduction de l'article Cybersex stimulating high-techn development de Vnunet.com en date du 5 février 2008
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26/01/2008
LIVRE: "L'ENTREPRISE MOBILE, COMPRENDRE L'IMPACT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES" PAR CHARLES-HENRI BESSEYRE DES HORTS

Technologies, informatique, logiciels
25-01-08
Vient de paraître : “L’entreprise mobile, Comprendre l’impact des nouvelles technologies” par Charles-Henri Besseyre des Horts
Depuis l’avènement d’internet, les technologies de l’information et de la communication (TIC) tiennent une place considérable dans le développement des entreprises. Téléphone et ordinateur portables, réseau sans fil et Internet haut débit permettent aujourd’hui aux salariés de travailler sans contrainte de lieu ni de temps. Or, cette évolution ne va pas sans un profond bouleversement des modes de fonctionnement de l’entreprise.
Fruit de trois années de recherche, ce livre analyse avec précision les conséquences organisationnelles et humaines du développement des TIC mobiles. Il en décrit dans un premier temps les avantages évidents –autonomie et flexibilité, réduction des « temps morts », rationalisation des processus opérationnels, diminution des coûts de structure, etc.- pour nous dévoiler dans un second temps l’inévitable revers de la médaille : remise en cause des valeurs traditionnelles de l’entreprise, dégradation de la qualité des processus de décision, éclatement progressif du collectif, rupture des frontières entre travail et non travail…
Charles-Henri Besseyre des Horts montre combien il est important, dans un processus de changement vers l’entreprise mobile du futur, de mettre en place une stratégie claire de développement des nouvelles technologies, tant pour les organisations que pour les individus. Charles-Henri Besseyre des Horts est professeur associé au département Management et Ressources Humaines de HEC Paris. Il est titulaire de la chaire HEC-Toshiba « Mobilité et Organisation » et directeur scientifique du MS Part-Time Management stratégique des RH.
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LIVRE: LA RÉVOLUTION "INHUMAINE" d'Ollivier Dyens, Éditions Flammarion

ENTRETIEN.
La révolution "inhumaine"
LE MONDE | 26.01.08 | 14h53 • Mis à jour le 26.01.08 | 14h54
rofesseur au département d'études françaises de l'université Concordia (Montréal), vous étudiez depuis quinze ans l'impact des nouvelles technologies sur la société. La foudroyante montée en puissance du numérique va-t-elle nous transformer en profondeur ?
Il y a quelques années, je pensais que la technologie changerait l'être humain. Aujourd'hui, je pense qu'elle va changer la perception qu'on a de l'être humain. Je crois de moins en moins au fantasme du cyborg, de l'homme-machine. Mais la vision que l'on a de nous-mêmes va devoir changer pour s'adapter à la réalité technologique de demain.
Votre dernier ouvrage s'intitule "La Condition inhumaine". Pourquoi ce titre ?
Le terme "inhumain" n'est pas employé ici au sens de cruauté, mais de ce qui est au-delà de l'humain. Aux questions essentielles que l'homme se pose depuis la nuit des temps - Qui suis-je ? D'où venons-nous ? -, la science et la technologie apportent des réponses qui, de plus en plus, contrarient ce que disent nos sens et notre esprit. C'est cette tension croissante entre notre réalité biologique et notre réalité technologique qui provoque ce que je qualifie de "condition inhumaine". Depuis toujours, nous avons considéré les outils et les langages comme des structures qui existaient pour répondre à nos besoins. Il est vital de repenser cette relation.
Pourquoi l'imbrication croissante de ces deux réalités, biologique et technologique, nous trouble-t-elle tant ?
Pour expliquer ce malaise, un roboticien japonais a créé une image, celle de "la vallée de l'Etrange". Tant que les robots restent bien distincts de nous, ils ne nous dérangent pas. Mais qu'ils deviennent trop proches, et l'on tombe dans la vallée de l'Etrange. La main artificielle devient inquiétante le jour où elle ressemble trop à une vraie main, où on peut la toucher, la serrer comme si elle était naturelle. Nous en sommes là, désormais, avec le numérique, qui devient de plus en plus "intelligent", de plus en plus "vivant"... C'est cela qui nous inquiète, parce que cela nous ressemble trop.
La prise de possession de la civilisation par les machines, dites-vous, est née avec ce millénaire.
Souvenez-vous du 31 décembre 1999 et de la fameuse peur du bug de l'an 2000. Cette peur était réelle, y compris au sein des plus grandes compagnies informatiques. Ce jour-là, l'humanité entière, le souffle court, attendait le verdict des machines, pour savoir si, oui ou non, elles parviendraient à "comprendre" les trois zéros de la nouvelle date. Et que s'est-il passé ? Les logiciels, partout dans le monde, ont réussi à s'adapter. Dans les pays où peu avait été fait pour les y aider comme dans ceux où beaucoup avait été fait, aucune catastrophe n'a eu lieu.
La morale de l'histoire, c'est que les systèmes informatiques sont devenus trop enchevêtrés, trop puissants pour qu'on soit capable de déterminer ce qui les rend efficaces ou inefficaces. Un peu comme l'environnement météorologique, que l'on sait trop complexe pour pouvoir le prédire au-delà de quelques jours.
Etre ainsi dépassé par l'autonomie de machines que nous avons créées, c'est objectivement angoissant, non ?
Pour certains, oui. Mais d'autres estiment qu'il s'agit d'un processus normal de l'évolution. Que l'important est la dynamique de la vie, que celle-ci soit dans l'ADN ou dans le silicium. Quoi qu'il en soit, la technologie nous force désormais à redéfinir notre place dans la hiérarchie planétaire. A nous situer non plus au sommet de la pyramide, mais dans une dynamique prenant en compte les machines comme une part intégrante de l'espèce humaine.
Et si nous n'y parvenons pas ?
Alors nous risquons d'aboutir, dans un avenir plus ou moins proche, à un monde polarisé, manichéen, violent, dans lequel la majeure partie de l'humanité se retrouvera en décalage complet avec le monde des représentations, des idées, des théories et de la culture. Un monde de frustrations et de désespoir issu d'une nouvelle aliénation : celle de la connaissance.
Ce risque est déjà à l'oeuvre : nous avons une difficulté grandissante à distinguer clairement l'information de sa synthèse - autrement dit de la connaissance. Pourquoi ? Parce que la culture générée par les machines nous dépasse. Pour utiliser une image maritime : la quantité d'informations présentes sur le Net est un océan, mais nous ne connaissons pas l'art d'y naviguer. Il apparaît de plus en plus que rester à la surface de cet océan - "surfer" - est devenu une question de survie. Mais l'humain navigue encore à l'ancienne, tant la connaissance nous semble liée à l'idée d'approfondissement. La surface et le fond : il va nous falloir apprendre à concilier ces deux notions.
La "condition inhumaine" aura-t-elle des conséquences positives ?
Moins de guerres, peut-être. Plus les pays sont enchevêtrés économiquement et culturellement, moins il y a de raisons de voir l'autre comme un étranger, et donc de le combattre. Les technologies numériques et le Web suscitent un rapprochement entre les êtres. Le courriel, les "chats", les blogs insistent sur ce qui nous lie, au-delà de la géographie, du corps, de la couleur de la peau. Dans notre histoire, jamais nous n'avons passé autant de temps non seulement à communiquer, mais aussi à nous enrichir et à débattre par l'entremise des réseaux.
Internet va-t-il générer de nouvelles formes d'intelligence collective ?
J'en suis convaincu. Les moyens de communication qu'offrent à l'humanité les réseaux numériques instantanés semblent posséder un objectif principal : nourrir, ou créer une cohérence globale. Un blog acquiert sa légitimité s'il est recensé dans d'autres blogs, et le premier site qui apparaît dans Google est celui qui est "hyperlié" par le plus grand nombre de sites... Cette légitimation par la collectivité porte ses dangers : elle se défend contre l'individuel et fait peu de cas de ce qui est hors norme ou marginal. Mais elle représente aussi un potentiel formidable, qui change profondément notre relation au monde. L'humain de la condition inhumaine est bien plus proche de la fourmi - qui vit, existe et comprend l'univers par l'entremise de sa collectivité - qu'il ne l'est d'un individu autonome, conscient et singulier.
Propos recueillis par Catherine Vincent
À LIRE
"La Condition inhumaine" d'Ollivier Dyens. Editions Flammarion, 208 p., 21 euros.
À ÉCOUTER
Pour le Collège de France, le temps est venu d'enseigner la science du numérique. Telle est la mission du professeur Gérard Berry, à qui a été confiée, pour l'année 2007-2008, la chaire d'innovation technologique-Liliane Bettencourt de ce prestigieux lieu du savoir.
Créateur du langage de programmation Esterel, ce chercheur émérite exposera en huit cours "Pourquoi et comment le monde devient numérique" (algorithmes, circuits, langages de programmation, systèmes informatiques embarqués, images, réseaux, sécurité).
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26/11/2007
Les Éditions Espaces lancent son prochain titre de la Collection Espaces "La Tentation du monde, ou le voyage à sac à dos sous toutes ses coutures" le 30 novembre
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Bonjour,
Les Éditions Espaces lancent son prochain titre de la Collection Espaces.
“La Tentation du monde, ou le voyage à sac à dos sous toutes ses coutures” est un récit qui parle de voyages et d’expériences de vie.
J’ai pensé que ça pourrait vous intéresser... Voir les détails du lancement dans le carton d’invitation ci-joint.
http://www.espaces.qc.ca/collection_espace/collection.htm
Si vous avez des amis que ça peut intéresser, n’hésitez pas à faire circuler cette invitation.
Merci de confirmer votre présence,
À bientôt!
Stéphane
_______________________
Stéphane Corbeil
Président
Groupe ESPACES
stephane@espaces.qc.ca
Tél.: (514) 277-3477 # 24
911, rue Jean-Talon Est, bureau 205
Montréal (Qc) CANADA H2R 1V5
www.espaces.qc.ca
INVITATION SPÉCIALE
Monsieur Patrick Doucet, écrivain, et Stéphane Corbeil, éditeur, vous invitent à assister au lancement de
LA TENTATION DU MONDE
Ou le voyage à sac à dos sous toutes ses coutures
Ce nouveau récit, publié dans la Collection de voyage vécues sur cinq continents, dans plus d'une vingtaine de pays.
La Tentation du monde
Ou le voyage à sac à dos sous toutes ses coutures
par Patrick Doucet
Les expériences de voyage racontées dans ce récit par l’auteur s’étendent sur seize ans, et prennent place sur cinq continents, dans plus d’une vingtaine de pays.
Patrick Doucet, c’est vous, c’est lui, c’est elle, c’est un peu tous ceux qui ont pris un jour leur sac à dos, la trouille au ventre, des ailes aux semelles, l’horizon au fond des yeux…
Date: Vendredi 30 novembre 2007
Heure: 17 h 30 à 19 h 30
Adresse: 4538 rue Papineau (coin Mont-Royal, voisin de La Tulipe), à Montréal
Un service au bar sera disponible et des canapés seront servis. Restos à deux pas pour poursuivre la soirée... R.S.V.P.: veuillez confirmer votre présence en nous écrivant à tentation@espaces.qc.ca au plus tard le 27 novembre 2007 avant 17 h 00
pour commander ce livre, en ligne, veuillez vous rendre sur www.espaces.qc.ca
LE GROUPE ESPACE ORGANISE AUSSI UN CONCOURS DE JOURNALISME D'AVENTURE
VOIR PROGRAMME ICI:
concoursinfoweb.pdf
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17/06/2007
1907-2007: les 100 ans de l'École Française de Papeterie et des Industries Graphiques (EFPG) de Grenoble
Créer une école d’ingénieurs papetiers, était-ce bien raisonnable ? L’était-ce plus qu’une école du verre, de l’acier, ou du ciment ? S’il s’agissait de former des cadres techniques de haut niveau pour faire fonctionner des machines à papier et faire tourner les usines, n’avions-nous pas, sortant de nos écoles, qu’elles soient Centrale ou les Arts et Métiers, des ingénieurs parfaitement compétents ? Qu’est-ce que le papier pour mériter une telle attention et un tel investissement ?" 1907-2007 : les 100 ans de l'École Française de Papeterie et des Industries Graphiques (EFPG) seront célébrés le 15 juin prochain, à Grenoble. Une belle occasion de dresser le bilan d'un siècle d'histoire, d'enseignement, de recherche et d'innovations. L'occasion également de parler des défis actuels et à venir, et de jeter les bases des futures évolutions de l'école. Telle est l'ambition de l'ouvrage "La fibre de l'innovation" édité pour le Centenaire. L'avant-propos de Dominique Lachenal, Directeur de l'EFPG, et de François Vessière, Président de son Conseil d'Administration, ainsi que le sommaire sont proposés ici. Dominique Lachenal, François Vessière (1er Juin 2007) Programme et partenaire du Centenaire de l'EFPG: http://www.efpg.inpg.fr
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09/06/2007
Olivier Rafowicz Israël - Hezbollah
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Israël-Hezbollah
prélude à la Troisième Guerre mondiale ?
Olivier Rafowicz (Propos recueillis par Sandrine Sebbane)
15 x 23.5 cm
180
17.80 €
ISBN : 978-2-8289-0953-6
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A l'heure où l'Iran tire des missiles d'une portée de 2000 km, pouvant être porteurs d’une charge nucléaire, le monde libre devrait se poser certaines questions et surtout s’inquiéter. Ces questions et ces inquiétudes, Israël ne se les pose pas. Israël les vit. Olivier Rafowicz était un des porte-parole de l’armée israélienne pour la presse étrangère durant le conflit. Dans cet ouvrage, il raconte le conflit vécu de l’intérieur, comme une mise en garde face à ce qui pourrait être le début d’un conflit mondial. Le témoignage éclairant d’un observateur privilégié. '
Lire aussi les analyses de DANIEL PIPES dans ses articles, ses livres et sur son site : http://fr.danielpipes.org/
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Le livre Gutenberg 2.0
J'ai le plaisir de vous annoncer la parution de "Gutenberg 2.0 : le futur du livre" qui pourra certainement vous intéresser.
Vous en trouverez la présentation à cette adresse www.mm2editions.com/fr/gutenberg.shtml et nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire que vous souhaiteriez...
Zone de Texte: Sortie 15 mars 2007 Prix : 23 Euros Format : 16x23 200 pages ISBN : 2-916260-06-4M21 Editions annonce la sortie du livre :
Gutenberg 2.0
Le futur du livre
Lorenzo Soccavo
Comme la musique a quitté le support physique pour devenir digitale, le livre, objet culturel, technique, industriel et commercial, va vivre en 2007 sa 2ème révolution après celle de Gutenberg, il y a plus de 500 ans. Une nouvelle génération de readers est apparue en 2006, avec une technologie mature d’encre électronique, leur vente va se développer en 2007 pour exploser en 2008. Des usines d’e-paper (papier électronique) commencent à voir le jour dont une à Dresde en Allemagne qui produira plus d’un million de feuilles d’e-paper par an dès l’année prochaine. Des millions de livres sont déjà vendus sur internet et des dizaines de milliers sont numériques. En avril 2007, le quotidien économique français Les Echos lancera une version sur papier électronique pour ses abonnés.
Lecteurs, éditeurs, libraires doivent s’y préparer. Ce livre est un passage obligé.
Il est publié en version papier et électronique. Une démonstration de consultation sur reader a été faite lors du Salon du livre (du 23 au 27 mars 2007) sur le stand de M21/MM2 Editions.
L’OUVRAGE
Le livre est un objet qui n’a cessé de connaître des évolutions au fil des millénaires. Il va, durant cette première décennie du XXIe siècle, connaître une révolution, comparable à celle de l’imprimerie (XVe siècle).
Après une mise en perspective historique de l’objet livre comme support, de la naissance de l’écriture à nos jours, le livre aborde les nouvelles technologies à l’œuvre dans ces livres de nouvelle génération. Les nouveaux e-livres disponibles, les prototypes et leur prospective sont analysés. L’ouvrage se termine avec une synthèse ouverte sur les impacts et les perspectives nouvelles pour l’économie du livre.
Un livre interactif associé au blog NouvoLivrActu : http://nouvolivractu.cluster21.com
L’AUTEUR
Lorenzo Soccavo est spécialisé dans l’actualité et la prospective de l’édition.
Il est déjà l’auteur de deux livres pratiques dans le domaine du livre et il a collaboré à plusieurs guides de l’édition. Il est le créateur et l’animateur du blog Nouvolivractu : nouvolivractu.cluster21.com, premier blog francophone de veille sur les nouveaux appareils et systèmes de lecture.
Contact presse: B CONSULTING Ghislaine Lory Tél. : 01 46 21 82 03 Fax : 01 46 21 72 64 glory@b-consulting.com www.b-consulting.com
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