13.08.2009
POUR ME JOINDRE SUR FACEBOOK
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28.02.2009
ERIC LE RAY SUR RADIO CANADA EN DIRECT AVEC MICHEL DÉSAUTEL A 17 H 15 LE VENDREDI 28 FÉVRIER 2009
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12.05.2008
LIVRE: QUÉBEC, QUATRE SIECLES D'UNE CAPITALE PAR CHRISTIAN BLAIS, GILLES GALLICHAN, FRÉDÉRIC LEMIEUX ET JOCELYN SAINT PIERRE PAR LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC
Interview de Jocelyn Saint Pierre, un des quatre historiens, qui ont réalisé cet ouvrage remarquable sur 400 années de la capitale du Québec. Le lancement officiel s'est fait au Centre des congrès le 17 avril 2008 à 16 h 30 après trois années de travail. Merci à Christian Blais, Gilles Gallichan, Frédéric Lemieux, Jocelyn Saint-Pierre.
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13.04.2008
ISRAËL 60 ANS, RÉPONSE AU MAGAZINE LE POINT PAR ANDRÉ MOISAN BRETON ISRAELIEN

Israël 60 ans, réponse au magazine Le Point par André Moisan, Breton Israélien
Un Breton israélien, André Moisan répond au magazine “Le Point”
Nous ouvrons notre site par une tribune libre, un cri du cœur et de la raison face à la désinformation ambiante qui sévit dans les médias français sur tout ce qui touche de près ou de loin à l'État d'Israël.

André Moisan, Breton Israélien depuis quinze ans, répond avec brio au dossier qu'a consacré l'hebdomadaire “Le Point” (N° 1851 du 6 mars 2008) à l'État hébreu pour les soixante ans de sa renaissance.
Trugarez vras à André pour cet article.
Abonné au Point depuis plus de 20 ans (avant mon arrivée en Israël, en 1993), je m'attendais, en lisant ce gros titre en couverture, à trouver dans un magazine de droite, un reportage intéressant et, pour une fois, équilibré, complet, décent, voire élogieux sur ce jeune pays, « pas comme les autres », pour son soixantième anniversaire. Hélas, amère déception, révolte même, devant la présentation insolente d'un Israël, qui depuis sa « re-naissance » en 1948, lutte pour sa survie, en état de miracle permanent.
Ce que je reproche à ce reportage, d'une façon générale, c'est son total manque d'empathie envers ce peuple. Je sais bien que cela ne se commande pas, mais au moins vos journalistes eussent dû faire preuve d'un minimum d'objectivité et de courtoisie ! Voici, résumés, mes principaux griefs :
Aucune allusion au refus historique, par les Pays arabes, de la Résolution 181 de l'ONU, instituant le partage en deux Etats du territoire de la Palestine (ou de ce qu'il en restait !). Les Juifs ont accepté ce partage, malgré le morcellement ; les Arabes, NON ! Les Juifs ont ainsi pu fonder leur Etat (1947). Par contre, les Arabes ont préféré « le feu et le sang ». Ce fait est capital dans le conflit israélo-palestinien, car de là découlent toutes les guerres qui suivent et qui continuent…
Vous évoquez le massacre de Deir Yassin (alors que les combattants juifs avaient demandé aux Arabes d'évacuer les femmes et les enfants de ce village !), mais vous vous gardez bien de parler des nombreux massacres arabes, comme par exemple celui d'Hébron en 1929… Vous parlez de la NAQBA palestinienne (700.000 Palestiniens qui fuient leurs villages pour se réfugier dans les pays frères aux alentours). Mais vous vous gardez bien de parler de la « NAQBA » des Juifs expulsés des pays arabes et islamiques (1.000.000, dont les 2/3 trouvèrent refuge en Israël, où ils furent intégrés, sans l'aide de l'ONU ou de l'UNRWA).
« Territoires occupés » (F. Mitterrand préférait dire : « Territoires disputés ») : aucune explication pour vos lecteurs. Il faut pourtant préciser que jusqu'en 1967, il n'y avait pas de Territoires occupés par les Israéliens, néanmoins la guerre existait ! Par contre la Jordanie, elle, « occupait » la Judée et la Samarie (Cisjordanie), de 1948 à 1967, sans l'aval de l'ONU ! Personne ne trouvait à y redire, la Nation et l'Etat palestiniens n'existaient pas encore… A quel Etat appartenait alors la Cisjordanie ? Je vous le demande. Après la victoire contre la coalition arabe de 1967, la Cisjordanie est « occupée » par Israël, mais pas « annexée » comme l'avait fait auparavant la Jordanie. Pourtant l'histoire montre que le vainqueur d'une guerre annexe les territoires conquis (voir l'Alsace et la Lorraine !).
Aucune allusion au « Triple NON » de Khartoum, au lendemain de la guerre de 1967, où les Etats arabes refusèrent toutes négociations de paix avec Israël.
Il est important de préciser que, d'après le Pr Jules Basdevant, ancien Président de la Cour de Justice Internationale, ce terme d' « occupation », « désigne la présence de forces militaires d'un Etat sur le territoire d'un autre Etat » A quel Etat appartenait ce territoire, puisque l'Etat palestinien n'existait pas ? La Jordanie ? Le Mandat britannique ? Les Ottomans ?
La Résolution 242 (1967) prévoyait un retrait des forces armées israéliennes DE et non DES (ni de TOUS les) Territoires en question. Ce détail est capital, mais qu'en sait votre lecteur lambda ? Ce sont ces précisions qui manquent dans votre reportage : elles sont pourtant capitales pour comprendre de façon équilibrée l'origine et la complexité du conflit. Mais mes reproches ne s'arrêtent pas là !
· Pourquoi parlez-vous à plusieurs reprises de « l'humiliation des armées arabes vaincues ? Etre vaincu, c'est toujours humiliant, surtout lorsqu'on est l'instigateur de cette guerre perdue ! Sensibilité arabe ? · Votre définition du Sionisme comme étant d'abord une révolte contre la fatalité est manifestement réductrice. · Ben Gourion, bien que laïc, n'a pas écarté la religion en fondant l'Etat juif, bien au contraire (il avait toujours la Bible à son chevet !). La notion de « Nation juive » et de « Peuple juif » se définissait pour lui par les paramètres suivants : - Une langue ( l'Hébreu qui n'avait jamais cessé d'être parlé) - Une Ecriture ( l'Hébreu qui n'avait jamais cessé d'être utilisé). – Un calendrier divisant l'espace et le temps, sans rapport avec le calendrier grégorien. – des frontières (fixées par l'ONU). – Un drapeau (blanc-bleu, avec incrustation de l'Etoile de David), et un hymne national (Ha TIKVA), et une armée. – Une Religion (le Judaïsme), clef de voûte du Peuple juif. ·
Pour contrer la Bible, vous ne trouvez pas mieux que de citer Israël Finkelstein, un archéologue israélien, (contesté par ses pairs, mais cela, vous vous gardez bien de le dire).
Ce “scientifique” engagé a “découvert” que l'Auteur des Psaumes, « le roi David, n'était pas un grand roi, mais peut-être un chef de bande » ! D'où votre conclusion scandaleuse : « Israël, fruit de la propagande ? A chacun sa Terre promise » ! · Passons sur « des chiffres records », mis en encart, en petits caractères (il faut être discret pour ne pas blesser la susceptibilité des Français !). Par contre, une page entière pour la photographie de Ronit Elkabetz, actrice dans le film « La visite de la fanfare ». ·
Passons aussi sur la détresse des nouveaux pauvres (en France aussi, non ?), qui vous permet de conclure : « Le mythe de l'Israël égalitaire s'effondre », rançon d'une économie israélienne d'une insolente bonne santé : Croissance : 4,7 %, Chômage : 6,5 %, budget excédentaire, malgré l'état de guerre permanent ! · Vous citez, cela semble vous plaire, un certain Victor Klemperer qui compare le sionisme au nazisme ! Mais Jacques Maritain comme Jacques Ellul, vous ne les connaissez pas !
TSAHAL : une institution en faillite ? Votre reporter a certainement enquêté dans les milieux resquilleurs antimilitaristes, comme il en existe dans tous les pays du monde. Je connais personnellement, dans mon entourage, une bonne dizaine de jeunes de 18 à 25 ans qui seraient déshonorés de ne pouvoir faire l'armée. La mère de l'un d'entre eux lui conseillait une planque ; celui-ci lui a répondu : « Non ! maman, je veux les commandos de choc, comme mon frère aîné ! » Un enthousiasme et un sens de leurs responsabilités qui m'époustouflent, et un sionisme qui est loin d'être obsolète… · Vos lecteurs ignorent certainement que Tsahal est la seule armée au monde où l'on enseigne aux jeunes recrues l'éthique dans les combats contre l'ennemi… Je constate aussi que de plus en plus de jeunes militaires portent la kippa, le sentiment religieux est toujours présent… ·
Pourquoi, dans votre enquête, éludez-vous complètement le problème religieux ? Le judaïsme est pourtant à l'origine du Sionisme avant la lettre : « Si je t'oublie, ô, Jérusalem, que ma dextre m'oublie, que ma langue se dessèche dans mon palais », ou « l'an prochain à Jérusalem ». ·
Pourquoi faites-vous silence sur la présence juive continue en Terre sainte, même après l'expulsion en 70, et malgré les persécutions ? N'est-ce pas là un attachement viscéral à leur Terre et donc la meilleure légitimité de la « Re-naissance » de leur Nation ? C'est ici qu'il faudrait citer l'Exclamation de Bonaparte, le 1er floréal an VII de la République Française, dans une « proclamation à la Nation juive » : « …Héritiers légitimes de la Palestine, levez-vous ! Montrez que la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome… Un peuple qui pleure encore, près de 2.000 ans après, sur la destruction de son Temple, est un peuple éternel ! » Mais revenons à votre enquête et au choix des photographies pour illustrer votre texte :
Pour amuser le gogo, une belle photographie, pleine page, d'un Juif ultra-orthodoxe sur une plage de Tel Aviv, sans doute la photo du siècle ! En 15 années, je n'ai jamais vu un ultra-orthodoxe sur une plage de Tel Aviv !
A propos de Tel Aviv, justement : une honte ! 12 photographies de la métropole, aussi laides les unes que les autres, et quelles vues ! Ma ville où j'habite avec bonheur, je ne l'ai pas reconnue ! On se croirait dans une banlieue du Tiers-Monde.
Où sont ma « ville blanche », inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO (2003), qui fête cette année son centenaire, ses plages super équipées, bordées sur des kilomètres par la « Taielet » [promenade], son architecture, ses quartiers si sympathiques comme, par exemple, « Neve Tsédek »? Etc.
Et JERUSALEM ? Rien, pas une photo, pas un mot sur la capitale de l'Etat, sur le Mur des Lamentations, sur les synagogues, pas même celle détruite par les Jordaniens, qui jouxtait les deux célèbres Mosquées, lesquelles sont toujours à l'honneur, elles ! C'est à croire que Jérusalem ne fait pas partie d'Israël, n'appartient pas au Peuple juif ! Qui donc l'a fondée ? Quel autre peuple que les Juifs en a fait sa Capitale depuis 3.000 ans ? Sans doute votre journaliste emboîte-t-il le pas aux Nations qui refusent « l'annexion » de la Ville par ses propriétaires légitimes et immémoriaux !
Pour Le Point, si je comprends bien, Jérusalem, capitale d'Israël, ne sera pas partie prenante des festivités du soixantenaire.
André Moisan.
Tel-Aviv.
Association Bretagne-Israël : http://www.horizonsbretons.org/blogs/index.php?blog=20

contact: kesed1963@yahoo.fr
שלום מארץ יהודה
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12.04.2008
FITNA DIFFUSÉ PAR RIPOSTE LAIQUE
Matsada – infos
Sortie de Fitna
Le film Fitna, malgré un ensemble de pressions des islamistes et du gouvernement hollandais, vient de sortir sur internet. « Riposte Laïque », sans porter de jugement à chaud sur cette oeuvre, se réjouit que la liberté d’expression ait triomphé de la censure et des menaces, et met à votre disposition la version française de ce film, ainsi qu’une interview du député hollandais Geert Wilders.
Traduction de Fitna en Français
http://www.dailymotion.com/bivouac-id/video/x4vfdf_fitna-version-francaise-geert-wilde_news
Interview de Geert Wilders
http://www.bivouac-id.com/2008/03/27/exclusif-bivouac-id-linterview-video-de-geert-wilders-fitna-en-version-francaise/
Interview de Geert Wilders
http://www.bivouac-id.com/2008/03/27/exclusif-bivouac-id-linterview-video-de-geert-wilders-fitna-en-version-francaise/
Interview de Geert Wilders
http://www.bivouac-id.com/2008/03/27/exclusif-bivouac-id-linterview-video-de-geert-wilders-fitna-en-version-francaise/
Editeur : Riposte Laique
http://www.ripostelaique.com
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13.03.2008
INTERVIEW DANS LE FIGARO D'ARNAUD LAGARDÈRE "EN DIX ANS, LAGARDÈRE EST DEVENU 100% MÉDIA"
13/03/2008

«Nous prévoyons encore cette année une croissance du résultat opérationnel de 3 à 7 %», confie Arnaud Lagardère.
Arnaud Lagardère s'explique aujourd'hui sur sa stratégie, l'avenir d'EADS et la conjoncture économique.
LE FIGARO. - Vous avez présenté, hier, les comptes 2007 qui pour la première fois n'intègrent plus EADS. Est-ce un signal fort ?
Arnaud LAGARDÈRE. - Oui, c'est un symbole important. A la question : qu'est-ce que le groupe Lagardère, la réponse est désormais simple, c'est un groupe média. C'est pourquoi nous n'avons pas consolidé EADS dans nos comptes 2007. L'année dernière, toutes nos branches d'activité ont dépassé nos prévisions. Les entités sport et média ont été les véritables moteurs de croissance et ont dégagé des marges élevées. La branche édition a fait preuve de solidité et la branche presse a connu un net redressement. Au total, le résultat opérationnel du groupe a progressé de 10 %, à données comparables, pour atteindre 636 millions d'euros. Pour 2008, nous prévoyons encore une croissance du résultat opérationnel de 3 à 7 % alors même que nous avons choisi un scénario dans lequel l'euro est à 1,50 dollar et l'économie mondiale traverse une légère récession.
Cela fait dix ans que vous êtes devenu cogérant du groupe et cinq ans que vous le dirigez depuis la mort de votre père. Comment Lagardère s'est-il transformé durant cette période ?
En dix ans, j'ai réalisé la mutation complète du groupe Lagardère. Hier, c'était un ensemble d'actifs hétéroclites, sur lesquels nous n'avions généralement pas le contrôle capitalistique. Aujourd'hui, c'est un groupe dont le cœur de métier est les médias et dont le principe de gouvernance est le contrôle du capital de la quasi-totalité de ses composantes.
En dix ans, nous avons investi environ 2 milliards d'euros dans les médias, avec les rachats d'une partie de l'édition de Vivendi Publishing et de Time Warner Book pour environ 1,1 milliard d'euros, de Sportfive dans le sport pour 860 millions et nous avons dépensé pratiquement 200 millions d'euros en acquérant des sociétés Internet. Mais dans le même temps nous avons cédé des actifs dont nous ne détenions pas le contrôle, pour environ 1 milliard d'euros.
Lagardère excelle dans le rôle de banquier d'affaires, mais sa stratégie n'est guère lisible. Qu'en est-il ?
Pour mes actionnaires, il y a plus important que d'avoir une stratégie lisible : c'est d'avoir une stratégie efficace. Or, depuis dix ans, Lagardère a démontré qu'il sait être très efficace. Les chiffres sont plus forts que les mots. Chaque année depuis dix ans, le groupe a augmenté son résultat opérationnel de 11,8 % en moyenne et ce, quelle que soit la conjoncture économique. Parce que notre groupe est un groupe familial, il a la chance de pouvoir se projeter sur le long terme et de ne pas être contraint de suivre les modes année après année.
Aujourd'hui, nous avons construit un ensemble cohérent réparti en quatre branches : l'édition, la distribution, le sport, et enfin la presse et l'audiovisuel. Nos décisions ne sont pas conditionnées par le jugement des marchés. Lorsque nous avons racheté Sportfive, nous avons fait l'unanimité contre nous. Aujourd'hui, c'est la branche la plus dynamique et la plus rentable avec une marge opérationnelle de 15 %. Depuis la cession de Club Internet, nous évitons d'être schizophrène en nous posant la question de savoir qui du média traditionnel ou de l'Internet va gagner. Notre stratégie, c'est de raisonner sur les droits, les événements sportifs et les contenus.
Vous êtes présent dans la télé, la radio, la presse, l'édition et le sport. Privilégiez-vous un secteur plutôt qu'un autre ?
Oui. Ces trois dernières années, Lagardère a eu l'opportunité de se renforcer considérablement dans l'édition et nous l'avons saisi. Résultat, Hachette Livre est passé du 14e au 2e rang mondial. Dans la télévision, je pensais, il y a encore trois ans, que Lagardère devait contrôler une chaîne puissante. J'ai changé d'avis, et nous n'avons pas l'intention d'acquérir TF1 si elle était à vendre un jour ou France 2 si elle était privatisée, ce que je ne crois pas. Aujourd'hui, nous avons une participation de 20 % dans Groupe Canal +. Je pense que son modèle économique, fondé précisément sur des contenus premium, est mieux protégé que celui de la télévision en clair. Nous avons le choix entre monter à 34 % du capital ou céder nos parts. Nous n'avons pas encore pris de décision. Mais je le redis, je préfère investir aujourd'hui dans des événements exclusifs et des droits que je détiendrais complètement.
Pendant longtemps, nous n'avons pas investi dans la production audiovisuelle car nous n'avions pas tranché la question de savoir si nous voulions être diffuseur ou producteur. Aujourd'hui, nous avons penché pour la deuxième solution. Lagardère va donc participer au mouvement de concentration dans la production audiovisuelle pour en devenir un leader. Enfin, nous allons continuer de nous développer dans le sport. Il existe de très nombreux événements sportifs et de nombreux groupes à racheter, notamment en Asie et Amérique du Sud. Aujourd'hui, le sport représente 5 % du chiffre d'affaires et 10 % du résultat d'exploitation. À terme, il devrait peser entre 20 % et 30 % du bénéfice opérationnel, à égalité avec les trois autres secteurs.
Maintenez-vous que la presse papier n'a pas d'avenir ?
J'ai dit que la presse quotidienne, comme la presse magazine d'ailleurs, est condamnée à terme si elle ne repense pas son modèle. Mais si elle le fait, et nous nous y employons, elle a encore un grand avenir. Nous avons choisi de concentrer nos efforts sur un nombre réduit de domaines comme l'automobile, le féminin, l'information et le people.
Dans ce cas pourquoi investir dans le groupe Le Monde ?Au départ, nous sommes entrés dans le groupe pour créer le site lemonde.fr. Puis nous avons accompagné le développement du quotidien en reprenant la régie publicitaire, avec laquelle nous gagnons de l'argent. Un jour ou l'autre, pour assurer la pérennité du Monde, on nous proposera de monter dans le capital. Notre réponse dépendra de deux conditions. Que deviendra lemonde.fr et comment s'y retrouvera-t-on financièrement ? Le pouvoir éditorial ne m'intéresse pas, je veux un pouvoir économique. Je ne veux pas que le quotidien tue le site et réciproquement. Il va falloir réconcilier les deux et je ferai tout pour que Bruno Patino reste à la tête du monde.fr.
Votre stratégie est orientée vers les médias. Pourquoi restez-vous au capital d'EADS dont vous détenez 12,5 % ?
Nous restons pour deux raisons. Premièrement, j'estime que le cours de l'action n'est pas là où il devrait être. Il existe un réel potentiel de hausse. Céder notre participation dans EADS ne serait donc pas aujourd'hui dans l'intérêt de nos actionnaires. Deuxièmement, lors du changement de gouvernance en juillet 2007, nous avons pris l'engagement d'accompagner pendant un certain temps l'effort qui est réalisé par tout le monde. Nous serons fidèles à notre parole.
Êtes-vous favorable à la mise en place d'une action préférentielle ou golden share chez EADS ?
ll est tout à fait légitime que les gouvernements français et allemand cherchent à protéger leurs intérêts. Mais ce serait une grave erreur si cette golden share allait à l'encontre de l'intérêt des petits comme des grands actionnaires ou si elle gelait excessivement les actifs de l'entreprise. Je suis donc pour une golden share raisonnable, d'autant que Bruxelles est hostile à ces mécanismes.
La crise financière américaine et la faiblesse du dollar vous inquiètent-elles ? Quel est son impact sur le groupe ?
La faiblesse du dollar est inquiétante pour EADS, mais a peu d'impact sur le groupe Lagardère compte tenu de la mutation accomplie. Les États-Unis ne représentent plus que 11 % de notre résultat opérationnel contre 25 % en 1998, et le marché américain n'est plus un moteur de croissance décisif pour nous. Cette crise a des aspects inquiétants car elle se traduit par une restriction des liquidités mais elle a aussi des avantages. Ainsi, nous ne sommes plus en concurrence avec des fonds d'investissement pour les acquisitions.
Cette crise est une aubaine pour les fonds souverains. Faut-il les craindre ?
Je suis favorable aux fonds souverains car ce sont des investisseurs à plus long terme que les autres. Ils sont loyaux. Je suis satisfait de la présence du Qatar dans le capital du groupe Lagardère. De plus, nous n'avons rien à craindre puisque la loi interdit à des non-européens de détenir plus de 20 % du capital d'un groupe de médias.
Le patronat français est divisé. Une bataille oppose le Medef de Laurence Parisot et l'UIMM. Qu'en pensez-vous ?
Notre groupe est une entreprise indépendante qui a choisi de ne pas être membre du Medef et qui ne s'est donc jamais engagée dans ce type de débat. Vous comprendrez que je ne le fasse pas davantage aujourd'hui.
Redoutez-vous les prochaines décisions de l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans le possible délit d'initié chez EADS ?
J'ai apporté toutes les précisions qui nous ont été demandées. Je suis serein.
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19.02.2008
INTERVIEW DE BENOIT JOHNSON SUR LE RÉSEAU CANOE " LES MÉDIAS, JAMAIS AUSSI BAS DEPUIS 15 ANS
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09.06.2007
Alain Azria - Photos sur l'actualité juive française et Israelienne
http://alain-azria.20minutes-blogs.fr/
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03.06.2007
une info de Jean Marie Le Ray sur son site http://adscriptum.blogspot.com/
http://adscriptum.blogspot.com/
Bonjour Eric,
Merci de me le signaler. Le nom du blog "electronicpapercommunication", me fait penser qu'il est question du papier électronique (qui sera un jour moins cher que le papier, selon les prévisions) dans la présentation d'une vidéo super connue sur le Web anglophone, que j'ai adaptée en français :
http://adscriptum.blogspot.com/2007/06/les-temps-changent-le-saviez-vous.html
Si tu veux relayer l'info sur ton blog, you're welcome
Jean-Marie Le Ray
17:51 Publié dans Blog & interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


















